Jean-félix BAPTEROSSES fut,
dans la deuxième moitié du XIXème siècle, ce que l'on appelle aujourd'hui un
"capitaine" d'industrie. Né le 2 septembre 1813 à Bièvres, près de Paris, il
manifeste très jeune d'étonnantes qualités inventives dans le domaine de la mécanique
ainsi qu'en témoignent les brevets qu'il a déposé entre 1837 et 1843.
En
1843, il se rend en voyage d'étude en Angleterre où il visite les
premières usines de fabrication de boutons: celle de Minton, le grand
céramiste anglais et celle de Chamberlain dans lesquelles on ne frappe
qu'un seul bouton à la fois. Il y constate leur impossibilité à
industrialiser davantage leur production et prend également
connaissance d'un brevet concernant une nouvelle pâte utilisée par
Minton.
Tous les éléments qui vont
donner naissance à sa plus grande invention sont alors réunis. De retour en France, il
se met au travail et, le 4 novembre 1844, il dépose le brevet de sa première machine à
fabriquer les boutons.
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C'est une véritable
révolution dans cette industrie, la nouvelle machine permet de frapper 500 boutons à la
fois alors que les anglais ne frappent toujours les leurs qu'à l'unité. En juillet 1845,
il fonde sa première fabrique à Belleville, puis en 1846, il transfère celle-ci rue de
la Muette à Paris. Au mois de mai de cette même année, il dépose le brevet d'un four
chauffé à la houille permettant la cuisson des boutons en 15 minutes.
Il
améliore la plasticité de la pâte en y incorporant du
lait.
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Son avance technologique est
telle que ses concurrents anglais passent, en deux ans, du monopole de la fabrication du
bouton à la ruine de leur industrie.
Sa production journalière
est de 1.400.000 boutons et emploie 550 personnes
Les locaux de la rue de la
Muette deviennent à leur tour trop exigus pour une telle réussite. C'est alors que J.F.
BAPTEROSSES achète la manufacture de Briare. Édifiée en 1838, ses bâtiments
d'exploitation son nombreux et en parfaite état, ses fours à la houille sont de
conception moderne, elle est située à proximité du canal de Briare et pas trop
éloignée de Paris à laquelle elle est reliée par le rail. Enfin, il trouvera plus
aisément sur place le lait dont il a besoin.
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Modèle réalisé par
Eugène GRASSET pour le
fronton de l'église de
Briare
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Fronton
en mosaïque (détail)
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Fronton
en mosaïque (détail)
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Le
Musée
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Ce succès fulgurant
s'accompagne de besoins considérables: pour les ouvriers au nombre de 1500, il construit
des cités ouvrières avec jardins, des écoles. Il fonde également un hôpital-hospice,
une société de Secours-mutuel
pour ses employés. Il implante des
terrains de sports, crée la fanfare de Briare, etc...
A sa mort en 1885, sa
famille lui succède et à côté de ces productions qui en font la richesse, sort de la
manufacture, dès 1882, la mosaïque ou les émaux dit-on plus volontiers.
Dès la fin de la première
guerre mondiale, la mosaïque va devenir un matériau de plus en plus prisé par les
architectes et les entrepreneurs. Le succès est tel qu'en 1960 Briare produit 60% du
marché français de la céramique. Le nouveau produit "Émaux de Briare" est un
élément de céramique d'émail vitrifié et teinté dans la masse qui donne une qualité
supérieur aux autres revêtements.
Ce succès des
Émaux de
Briare et la reconversion progressive de l'entreprise vers ce nouveau produit ne suffisent
pas à éviter alors, malgré le caractère prestigieux de la fabrication, un net déclin
de l'entreprise. En 1954, la "Grande maison" doit licencier et en 1962, la Sté
F. BAPTEROSSES et Cie, jusqu'alors transmise par voie héréditaire, est cédée par la
famille au groupe "Sté Générale de Fonderie"
Les années 80 marquent,
pour Briare, une période de réduction d'activité, l'effectif passant de 1000 personnes
à moins de 100.
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Aujourd'hui, les
Émaux de
Briare entament une véritable renaissance. Alliant respect de la tradition dans le
processus de fabrication et modernité des nouvelles collections, ses dirigeants actuels
ont entrepris de refaire de l'entreprise un fleuron de l'industrie céramique française.
Quelques
mots sur les productions actuelles
de l'usine des Émaux de Briare...
Les Émaux
de Briare offre un choix considérable de produits aux
nombreuses attentes du public.
D'une
part, les ÉMAILLES déclinés sous
différents formats : Harmonies
25 x 25mm. - Progressions
25, 50, 75, 100mm.
Et vous
pourrez découvrir également différentes formes tel
qu'hexagonale ou écaille.
D'autre
part, les PLEINES MASSES : Mazurka
25 x 25mm. Variations
et Pastilles
(pièces rondes) de 18mm de diamètre.
Ces
types de produits s'utilisent aussi bien à l'intérieur
comme à l'extérieur pour de nombreux lieux privés et
publics comme les bâtiments administratifs, les
édifices religieux, les bateaux de croisière, les
aéroports, les hôtels, les gares, les piscines...
Pour de plus amples
renseignements sur la production actuelle des Émaux
de Briare, nous vous conseillons de contacter le
service commercial en visitant le site de l'usine :
Au sein du Musée
de la Mosaïque et des Émaux de Briare, vous pourrez vous procurer
quelques ouvrages sur le passé industriel de la Manufacture :
Une
Aventure Industrielle - La manufacture de Briare (1837 -
1962) Pascal Nourisson - Édition Alan Sutton
Briare
un Canal, des Émaux - Collection : Les Beaux Livre du
Patrimoine. Textes : J-Yves Montagu - Photographies : Erwan Kemere -
Edition : La Renaissance du Livre
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Le
Musée est ouvert du
1er juin au 30 septembre: tous les jours de 10h à 18h30
Du 1er octobre au 31
décembre et du 1er février au 31 mai : tous les jours de 14h à 18h
Groupes tous
les jours, toute l'année, de 10h à 18h sur réservation.
Expositions temporaires
durant l'été.
Association du Musée
de la Mosaïque et des Émaux de Briare