Péguy, orphelin de
père, d'origine modeste, passe son enfance entre sa mère
rempailleuse de chaises et sa grand mère dans une maison du
faubourg de Bourgogne à Orléans.
A l'école normale
supérieure l'un de ses maître (Bergson) influence son évolution
religieuse.
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D'abord
membre du parti socialiste et dreyfusard il écrivit en 1896-1897 une trilogie dramatique dédiée à
la "République socialiste universelle", Jeanne D'arc, figure essentielle
de son uvre. A la suite de désaccord avec ses amis socialistes, il fonde les
cahiers de la quinzaine "journal vrai" qui parurent irrégulièrement de
1900 à 1914. Cette revue permit à Charles Péguy de publier ses oeuvres, ainsi
que celles d'autres écrivains, comme Romain Rolland, elle reflète
parfaitement bien son parcours politique et intellectuel.
Si en 1900, il est
républicain, socialiste et athée, en 1914, il devient un catholique fervent,
nationaliste et antisocialiste. Plusieurs évènements contribuèrent à cette
évolution, notamment la campagne anticléricale du gouvernement de l'époque
(1902/1904), qui heurta profondément son sens de la liberté. La crise
franco-allemande pour la domination du Maroc lui fit prendre conscience du
péril germanique. C'est à cette époque qu'il écrivit Notre patrie,
oeuvre dans laquelle il exalte la grandeur de la France.
Profondément mystique, Charles
Péguy retrouve la foi de son enfance en 1907 et fait plusieurs pèlerinages
à Notre Dame de Chartres (1912-1914). A travers sa poésie, sa conversion fut
rendue publique en 1910, avec la parution du Mystère de la charité
de Jeanne d'arc, du Porche du mystère de la deuxième vertu et du Mystère
des saints Innocents.
Le 5 septembre 1914, lors de la contre
offensive de la Marne il meurt à Villeroy.
Visite
: Centre Charles Péguy - 11, rue du
Tabour
45000 ORLEANS
- Tél. 02 38 53 20 23
L'Hôtel
Euverte hatte, très belle demeure Renaissance, abrite le Centre Charles Péguy depuis
1964. Il rassemble de façon presque exhaustive, manuscrits, correspondances, études,
travaux et thèses. On peut accéder ainsi à toutes les formes de l'oeuvre de Charles
Péguy.
Les collections s'étendent également aux
contemporains de Péguy (Zola, Bergson, Poincarré, Clémenceau, etc...) et aux grands
évènements de l'époque. La bibliothèque du Centre Charles Péguy renferme douze mille
volumes proposant une véritable introduction à la compréhension du XXème siècle.
Site Internet sur Charles Péguy
C'est
encore le Berry et la Sologne qui sont évoqués dans le Grand Maulnes (1913) unique roman
d'Alain Fournier. Quel adolescent ou adolescente n'a pas été ému par ce roman
d'aventures psychologiques et poétiques d'une extrême beauté, évoquant l'impossible
amour de Maulnes pour Yvonne de Galais.
Alain
Fournier mort prématurément sur le front le 22 septembre 1914 a cependant vécu
intensément une amitié symbolique avec Charles Rivière avec qui il échange une
abondante correspondance, et un amour passion avec Yvonne de Quiévrecourt.
Cet
écrivain célébra pleinement dans son oeuvre la nature, la faune et les habitants du Val
de Loire orléanais et de la Sologne.
Il passe son enfance à Châteauneuf-sur-Loire puis
il entre premier à l'Ecole Normale Supérieure en 1911 où il suit de très brillantes
études. La guerre qui éclate ne lui laisse pas le temps de passer son agrégation.
Grièvement blessé en 1915, il retourne à Paris puis à
Châteauneuf-sur-Loire. L'impression obsédante d'être mutilé dans
son corps, mutilé dans ses amitiés, mutilé
dans son âme, il écrit les cinq volumes de Ceux de 14. La consécration
littéraire lui vint avec Raboliot (Prix Goncourt en 1925), histoire
d'un braconnier de Sologne en butte aux hypocrisies des tenants
de la loi. Puis la Boîte à pêche en 1926, le Jardin
dans l'île en 1936. Genevoix est amoureux de la nature et
des gens du terroir, c'est un profond humaniste. Il est élu à
l'Académie Française en 1946 puis secrétaire perpétuel de 1958 à 1974.
Né
à Paris, Proust grandit à Paris et chez sa tante à Illiers, petit village de Beauce en
Eure et loir dans lequel il passa la plupart de ses vacances.
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C'est après la mort de son
père en 1903, puis celle de sa mère deux ans plus tard à qui il vouait une
véritable admiration, que Proust se consacre à la
rédaction de son oeuvre : A la Recherche du temps perdu. Les lectures grisantes suivies de
promenades "du côté de Méséglise" marquent "cet automne
pluvieux" pour l'adolescent qui retrouve les émotions de son enfance. il les revivra
lorsqu'il fera d'Illiers le "Combray" de Du Côté de chez Swann. Le
village devenu un livre prendra alors la forme que le monde entier connaît désormais.
La mort
accidentelle de son grand ami Alfred Agostinelli, laisse Proust
en proie à un immense chagrin. La douleur qu'il ressent à la
suite de la perte de cet être cher, qui lui inspire le personnage
d'Albertine dans la Recherche, est également à
l'origine de la Prisonnière et de Albertine disparue.
Jusqu'à sa mort, rongé par la maladie, Il ne cessera de
remanier ses textes, corrigeant les écrits, les complétant et
s'attachant à la publication de la Recherche. Il fait
paraître en 1919 A l'ombre des jeunes filles (Prix
Goncourt), puis en 1920/1921 du Côté de Guermantes...
Visite : Maison de Tante Léonie
(Sté des Amis de Marcel Proust et
des Amis de Combray)
L'auteur de
Marie-Claire Prix " Fémina-vie-heureuse" 1910
n'était pas, par sa naissance destinée à l'écriture. Née en
1863 à Sancoins dans le Cher d'un père charpentier, (fils
naturel d'un châtelain mais abandonné) et d'une mère
journalière devient orpheline à 3 ans, elle est placée à
l'hôpital de la Charité à Bourges où elle recevra
l'affection de sœur Marie-Aimée et une instruction très
sommaire. Elle est placée dans une ferme de Sologne à
Sainte-Montaine à 8 Km d'Aubigny. Après un nouveau passage à
l'hospice elle part pour Paris à 18 ans où elle mènera une
vie laborieuse, apprendra le métier de couturière et deviendra
maitresse ouvrière en 1890. Entre temps elle recueille sa
nièce, Yvonne 4 ans,puis beaucoup plus tard les 3 enfants de
celle-ci. En 1995 elle ouvre un atelier et adopte son matronyme,
ses patrons sont publiés dans les Annales politiques et
littéraires et certains de ses modèles sont lancés rue de la
Paix.
Au
Printemps 1900 elle fait la connaissance de l'écrivain Jules Lehl qui l'introduit dans le
groupe littéraire et cotoie Chanvin, Jourdain, Fargue, Valery Larbaud, Charles-Louis
Philippe. 1901-1902 elle écrit des poèmes en prose: Mon Bien-Aimé, Nouveau Logis,
Petite Abeille
1910 : Publication
de Marie-Claire avec une préface de Giraudoux et
obtient le Prix littéraire. 1911 : Elle commence l'atelier de
Marie-Claire sur les conseils d'Octave Mirbeau. Elle est très
proche d'Alain Fournier qu'elle considère comme son fils
adoptif. Ses autres œuvres sont : De la ville au moulin, la
fiancée, Douce lumière.
Patrice
de La Tour du Pin, descendant d'une famille aristocratique alliée à la maison royale
d'Irlande, et arrière petit-fils de Condorcet, est un poète et auteur d'une oeuvre
intime et profondément mystique. Bien que né à Paris, il passa une grande partie de sa
vie dans son domaine du Gâtinais, au château du Bignon-Mirabeau (Loiret).
En
1931, la Nouvelle Revue française publia son premier long poème de forme classique et
d'inspiration symboliste, les Enfants de septembre, qui lui valut la célébrité
très jeune. Son oeuvre est surtout regroupé sous le titre général de Une somme de
poésie par allusion à La Somme de St-Thomas d'Aquin. Il reçut le grand
prix de poésie de l'Académie française en 1961 et le grand prix de littérature
catholique en 1971 pour Une lutte pour la vie.
Visite : Château du Bignon-Mirabeau
(Loiret) - Tél. 02 38 90 97 41
Ecrivain et peintre, Max Jacob, dont luvre, à la fois humoristique et
profondément mystique, admirée par les surréalistes,
naquit à Quimper de parents Juifs.
Son
talent est immense : poèmes, romans, peintures,forment l'ensemble de son uvre.
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Il
fut admiré par les surréalistes qu'il côtoya autour du Bâteau-Lavoir. En 1915 il se
convertit au catholicisme et c'est à Saint-Benoît-sur-Loire , qu'il ne quittera presque
pas, qu'en 1921 Max Jacob se retire après une vie de bohème partagée avec les
avant-gardistes Carco, Picasso, Modigliani, Cocteau, Appolinaire, Reverdy.
A
Saint-Benoît-sur-Loire il subsistera presque exclusivement de la vente de dessins et de
gouaches. En 1944 malgré les efforts de ses amis, Cocteau particulièrement, il fut
arrêté et interné au camp de Drancy ou il mourut d'une pneumonie.
Gaston
Couté est né à Beaugency dans le Loiret. Dès son plus jeune âge, il
est confronté aux règles, coutumes, traditions et rapports de force d'une
société rurale cramponnée à sa terre et à ses valeurs ancestrales, au premier
desquelles la religion... Visitez
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Henri
de Monfreid se lança en 1909 sur les routes d'un Orient
pittoresque et brutal. C'est la vie de trafiquant, de
pêcheur de perles, d'aventurier en perpétuel danger qui
l'amena à la littérature.
Ses romans (les
Secrets de la mer Rouge et Aventures de mer en 1932, la
Croisière du haschisch en 1937) sont en effet très largement
autobiographiques. C'est dans son expérience qu'il puise la
couleur locale de récits où le suspense est toujours teinté
d'exotisme (le Cimetière des éléphants en 1952 et Pilleurs
d'épave en 1955)
En 1948,
ses aventures terminées, il s'installe à Ingrandes, dans la Brenne, à quelques
kilomètres d'un étang de 180 hectares baptisé "La Mer Rouge" en 1250 par le
seigneur du lieu, Amaury de Senegaud.