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Les écrivains et poètes en Région Centre Val de Loire

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Les Contemporains

Charles PEGUY   Alain FOURNIER   Maurice GENEVOIX   Marcel PROUST   Marguerite AUDOUX

Patrice de La TOUR DU PIN   Max JACOB   Gaston COUTÉ   Henry de MONFREID

 
Charles PÉGUY (1873-1914)

Péguy, orphelin de père, d'origine modeste, passe son enfance entre sa mère rempailleuse de chaises et sa grand mère dans une maison du faubourg de Bourgogne à Orléans.

A l'école normale supérieure l'un de ses maître (Bergson) influence son évolution religieuse.

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D'abord membre du parti socialiste et dreyfusard il écrivit en 1896-1897 une trilogie dramatique dédiée à la "République socialiste universelle", Jeanne D'arc, figure essentielle de son œuvre.  A la suite de désaccord avec ses amis socialistes, il fonde les cahiers de la quinzaine "journal vrai" qui parurent irrégulièrement de 1900 à 1914. Cette revue permit à Charles Péguy de publier ses oeuvres, ainsi que celles d'autres écrivains, comme Romain Rolland, elle reflète parfaitement bien son parcours politique et intellectuel. 

Si en 1900, il est républicain, socialiste et athée, en 1914, il devient un catholique fervent, nationaliste et antisocialiste. Plusieurs évènements contribuèrent à cette évolution, notamment la campagne anticléricale du gouvernement de l'époque (1902/1904), qui heurta profondément son sens de la liberté. La crise franco-allemande pour la domination du Maroc lui fit prendre conscience du péril germanique. C'est à cette époque qu'il écrivit Notre patrie, oeuvre dans laquelle il exalte la grandeur de la France. 

Profondément mystique, Charles Péguy retrouve la foi de son enfance en 1907 et fait plusieurs pèlerinages à Notre Dame de Chartres (1912-1914). A travers sa poésie, sa conversion fut rendue publique  en 1910, avec la parution du Mystère de la charité de Jeanne d'arc, du Porche du mystère de la deuxième vertu et du Mystère des saints Innocents.

Le 5 septembre 1914, lors de la contre offensive de la Marne il meurt à Villeroy.

Visite : Centre Charles Péguy - 11, rue du Tabour  

45000 ORLEANS - Tél. 02 38 53 20 23

L'Hôtel Euverte hatte, très belle demeure Renaissance, abrite le Centre Charles Péguy depuis 1964. Il rassemble de façon presque exhaustive, manuscrits, correspondances, études, travaux et thèses. On peut accéder ainsi à toutes les formes de l'oeuvre de Charles Péguy.

Les collections s'étendent également aux contemporains de Péguy (Zola, Bergson, Poincarré, Clémenceau, etc...) et aux grands évènements de l'époque. La bibliothèque du Centre Charles Péguy renferme douze mille volumes proposant une véritable introduction à la compréhension du XXème siècle. Site Internet sur Charles Péguy

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Alain FOURNIER (1886-1914)

C'est encore le Berry et la Sologne qui sont évoqués dans le Grand Maulnes (1913) unique roman d'Alain Fournier. Quel adolescent ou adolescente n'a pas été ému par ce roman d'aventures psychologiques et poétiques d'une extrême beauté, évoquant l'impossible amour de Maulnes pour Yvonne de Galais.

Alain Fournier mort prématurément sur le front le 22 septembre 1914 a cependant vécu intensément une amitié symbolique avec Charles Rivière avec qui il échange une abondante correspondance, et un amour passion avec Yvonne de Quiévrecourt.

Visite : École du Grand Meaulnes

18360 Épineuil-le-Fleuriel - Tél. 02 48 63 04 82

Musée Alain-Fournier - Jacques Rivière

Château de la Chapelle d'Angillon (18380)

Tél. 02 48 73 41 10 - Fax 02 48 73 46 66

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Maurice GENEVOIX (1890-1980)

Cet écrivain célébra pleinement dans son oeuvre la nature, la faune et les habitants du Val de Loire orléanais et de la Sologne.

Il passe son enfance à Châteauneuf-sur-Loire puis il entre premier à l'Ecole Normale Supérieure en 1911 où il suit de très brillantes études. La guerre qui éclate ne lui laisse pas le temps de passer son agrégation. Grièvement blessé en 1915, il retourne à Paris puis à Châteauneuf-sur-Loire. L'impression obsédante d'être mutilé dans son corps, mutilé dans ses amitiés, mutilé dans son âme, il écrit les cinq volumes de Ceux de 14. La consécration littéraire lui vint avec Raboliot (Prix Goncourt en 1925), histoire d'un braconnier de Sologne en butte aux hypocrisies des tenants de la loi. Puis la Boîte à pêche en 1926, le Jardin dans l'île en 1936. Genevoix est amoureux de la nature et des gens du terroir, c'est un profond humaniste. Il est élu à l'Académie Française en 1946 puis secrétaire perpétuel de 1958 à 1974.

Visitez le site Internet

Visite : Musée municipal de St-Denis-de-l'Hôtel

45550 St-Denis-de-l'Hôtel - Tél. 02 38 59 02 24

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Marcel PROUST (1871-1922)
Né à Paris, Proust grandit à Paris et chez sa tante à Illiers, petit village de Beauce en Eure et loir dans lequel il passa la plupart de ses vacances.

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C'est après la mort de son père en 1903, puis celle de sa mère deux ans plus tard à qui il vouait une véritable admiration, que Proust se consacre à la rédaction de son oeuvre : A la Recherche du temps perdu. Les lectures grisantes suivies de promenades "du côté de Méséglise" marquent "cet automne pluvieux" pour l'adolescent qui retrouve les émotions de son enfance. il les revivra lorsqu'il fera d'Illiers le "Combray" de Du Côté de chez Swann. Le village devenu un livre prendra alors la forme que le monde entier connaît désormais.

La mort accidentelle de son grand ami Alfred Agostinelli, laisse Proust en proie à un immense chagrin. La douleur qu'il ressent à la suite de la perte de cet être cher, qui lui inspire le personnage d'Albertine dans la Recherche, est également à l'origine de la Prisonnière et de Albertine disparue. Jusqu'à sa mort, rongé par la maladie, Il ne cessera de remanier ses textes, corrigeant les écrits, les complétant et s'attachant à la publication de la Recherche. Il fait paraître en 1919 A l'ombre des jeunes filles (Prix Goncourt), puis en 1920/1921 du Côté de Guermantes...

Visite : Maison de Tante Léonie (Sté des Amis de Marcel Proust et des Amis de Combray)

4, Rue du Dr Proust - 28120 ILLIERS-COMBRAY

Tél. 02 37 24 30 97 - Fax. 02 37 24 13 78

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Marguerite AUDOUX (1863-1937)

Marguerite Audoux, une vie exemplaire!

L'auteur de Marie-Claire Prix " Fémina-vie-heureuse" 1910 n'était pas, par sa naissance destinée à l'écriture. Née en 1863 à Sancoins dans le Cher d'un père charpentier, (fils naturel d'un châtelain mais abandonné) et d'une mère journalière devient orpheline à 3 ans, elle est placée à l'hôpital de la Charité à Bourges où elle recevra l'affection de sœur Marie-Aimée et une instruction très sommaire. Elle est placée dans une ferme de Sologne à Sainte-Montaine à 8 Km d'Aubigny. Après un nouveau passage à l'hospice elle part pour Paris à 18 ans où elle mènera une vie laborieuse, apprendra le métier de couturière et deviendra maitresse ouvrière en 1890. Entre temps elle recueille sa nièce, Yvonne 4 ans,puis beaucoup plus tard les 3 enfants de celle-ci. En 1995 elle ouvre un atelier et adopte son matronyme, ses patrons sont publiés dans les Annales politiques et littéraires et certains de ses modèles sont lancés rue de la Paix.

Au Printemps 1900 elle fait la connaissance de l'écrivain Jules Lehl qui l'introduit dans le groupe littéraire et cotoie Chanvin, Jourdain, Fargue, Valery Larbaud, Charles-Louis Philippe. 1901-1902 elle écrit des poèmes en prose: Mon Bien-Aimé, Nouveau Logis, Petite Abeille

1910 : Publication de Marie-Claire avec une préface de Giraudoux et obtient le Prix littéraire. 1911 : Elle commence l'atelier de Marie-Claire sur les conseils d'Octave Mirbeau. Elle est très proche d'Alain Fournier qu'elle considère comme son fils adoptif. Ses autres œuvres sont : De la ville au moulin, la fiancée, Douce lumière.

Visite : Musée Marguerite Audoux - Châteaux des Stuarts 18700 Aubigny-sur-Nère

Tél. 02 48 81 50 00

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Patrice de La Tour du Pin (1911-1975)

Patrice de La Tour du Pin, descendant d'une famille aristocratique alliée à la maison royale d'Irlande, et arrière petit-fils de Condorcet, est un poète et auteur d'une oeuvre intime et profondément mystique. Bien que né à Paris, il passa une grande partie de sa vie dans son domaine du Gâtinais, au château du Bignon-Mirabeau (Loiret).

En 1931, la Nouvelle Revue française publia son premier long poème de forme classique et d'inspiration symboliste, les Enfants de septembre, qui lui valut la célébrité très jeune. Son oeuvre est surtout regroupé sous le titre général de Une somme de poésie par allusion à La Somme de St-Thomas d'Aquin. Il reçut le grand prix de poésie de l'Académie française en 1961 et le grand prix de littérature catholique en 1971 pour Une lutte pour la vie.

Visite : Château du Bignon-Mirabeau  (Loiret) - Tél. 02 38 90 97 41

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Max JACOB (1876 -1944)

Ecrivain et peintre, Max Jacob, dont l’œuvre, à la fois humoristique et profondément mystique, admirée par les surréalistes, naquit à Quimper de parents Juifs.

Son talent est immense : poèmes, romans, peintures,forment l'ensemble de son œuvre.

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 Il fut admiré par les surréalistes qu'il côtoya autour du Bâteau-Lavoir. En 1915 il se convertit au catholicisme et c'est à Saint-Benoît-sur-Loire , qu'il ne quittera presque pas, qu'en 1921 Max Jacob se retire après une vie de bohème partagée avec les avant-gardistes Carco, Picasso, Modigliani, Cocteau, Appolinaire, Reverdy.

A Saint-Benoît-sur-Loire il subsistera presque exclusivement de la vente de dessins et de gouaches. En 1944 malgré les efforts de ses amis, Cocteau particulièrement, il fut arrêté et interné au camp de Drancy ou il mourut d'une pneumonie.

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Gaston COUTE (1880 - 1911)

Gaston Couté est né à Beaugency dans le Loiret.  Dès son plus jeune âge, il est confronté aux règles, coutumes, traditions et rapports de force d'une société rurale cramponnée à sa terre et à ses valeurs ancestrales, au premier desquelles la religion... Visitez le site Internet

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Henry de Monfreid (1879-1974)

Henri de Monfreid se lança en 1909 sur les routes d'un Orient pittoresque et brutal. C'est la vie de trafiquant, de pêcheur de perles, d'aventurier en perpétuel danger qui l'amena à la littérature.

Ses romans (les Secrets de la mer Rouge et Aventures de mer en 1932, la Croisière du haschisch en 1937) sont en effet très largement autobiographiques. C'est dans son expérience qu'il puise la couleur locale de récits où le suspense est toujours teinté d'exotisme (le Cimetière des éléphants en 1952 et Pilleurs d'épave en 1955)

En 1948, ses aventures terminées, il s'installe à Ingrandes, dans la Brenne, à quelques kilomètres d'un étang de 180 hectares baptisé "La Mer Rouge" en 1250 par le seigneur du lieu, Amaury de Senegaud.

Musée Henry de Monfreid  

36300 - INGRANDES (sud de l'Indre) - Tél. 02 54 37 65 25

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