Poète né à Lorris dans le
Gâtinais vers 1200/1210, mort après 1240. Il est l'auteur des 4028
premiers vers du Roman de la Rose en
1235, véritable code de l'amour courtois.
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Jean de Meung
Jean Chopinel (vers
1240/1305) dit Jean de Meung parce qu'il était originaire de
Meung-sur-Loire, composa la seconde partie, longue de 18000 vers en lui
donnant un ton plus ironique par rapport au ton courtois du texte de
Guillaume de Lorris.
Jean de Meung reprend à
son prédécesseur le motif de la quête et le grand ballet des allégories.
Mais à l’écriture très ornée de Guillaume de Lorris, il substitue un style
où domine le débat d’idées, sur le modèle des pratiques universitaires et
inscrit dans la trame narrative des digressions qui forment finalement
l’essentiel de l’œuvre.
L’influence des deux
parties du Roman de la Rose a été considérable, comme l’attestent les
nombreux manuscrits qui en sont conservés, certains splendidement
enluminés.
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François Villon (1431-1463)
François de
Montcorbier ou François des Loges commence sa vie aventureuse
dans une famille pauvre. A la mort de son père il fut élevé très
jeune par le chanoine Maître Guillaume de Villon dont il prendra
le nom pour lui rendre hommage.
Bachelier en
1449, licencié et maître ès arts à Paris en 1452. Sa vie est
remplie de zones d'ombres et de démêlés avec la justice qui
renforcent l'image légendaire de "Poète Malfaiteur".
Les archives nous
permettent de suivre François Villon dans une série d’affaires
pendables : meurtre de Philippe Sermoise le 5 juin 1455, et
fuite ; retour à Paris après l’obtention des lettres de rémission
de janvier 1456 ; vol avec effraction au collège de Navarre la
nuit de Noël de cette même année, et nouveau départ. Villon date
de ce moment Le Lais. Durant
l’été de 1461, il est en prison à Meung-sur-Loire, sous l’autorité
de l’évêque d’Orléans, Thibaut d’Aussigny. Il en sort le 2 octobre
grâce à la joyeuse entrée de Louis XI dans la ville. Il date de
cette époque Le Testament(vers 1462) qui contient
la célèbre "Ballade des dames du temps
jadis". Entre-temps, il est sans doute allé à Blois à
la cour de Charles d’Orléans. On trouve de lui trois pièces, dont
la ballade sur le thème lancé par Charles : « Je
meurs de soif auprès de la fontaine ».
Il a dû
participer également à la bande des Coquillards, ces malfaiteurs
et marginaux dont il connaît le jargon. Une rixe à nouveau, à la
fin de l’année 1462, au cours de laquelle un de ses compagnons
blesse le notaire pontifical François Ferrebouc. Villon est arrêté
et condamné à la pendaison. Il fait appel de la sentence, et le
5 janvier 1463, la peine est commuée en dix ans de bannissement. A
partir de ce moment, on perd sa trace.
La poésie de
Villon est surtout marqué par une hantise de la mort. Un thème
obsédant qui traverse toute son oeuvre, où domine l'évocation des
souffrances morales et physiques dans un monde sombre et souvent
désenchanté. D'autre part, lorsqu'il décrit la vie quotidienne, le
ton est souvent réaliste et pathétique.
La postérité de
François Villon est immense. En 1532, Clément Marot donna la
première édition commentée de ses oeuvres. Il est considéré comme
l'un des pairs de la poésie moderne et fascina les poètes du
19ème siècle, notamment les romantiques comme Théophile Gautier.