| Un
château fort du terroir |
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Édifié à la
fin du XVe siècle, le château de
Fougères-sur-Bièvre offre aux enfants
l'image du château fort idéal avec son
donjon, sa courtine d'entrée à mâchicoulis
et sa poterne d'entrée fortifiée. Situé près
d'une rivière, avec son poulailler et son
jardin potager d'inspiration médiévale, il
permet d'associer patrimoine et nature. |
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Petit château
de plaine, il fut fortifié peu après 1470 et
terminé au début du XVIe siècle par la
construction dans la cour d'une galerie à
arcades et par l'addition d'éléments
décoratifs caractéristiques de la
Renaissance. |
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Édifié par
trois générations de notables blésois,
soucieux de manifester par là même leur
ascension sociale auprès du comte de Blois
ou du roi de France, il offre l'image
presque idéale d'un petit château fort de la
fin du Moyen Age. Il a conservé pour
l'essentiel ses dispositions militaires et
sa distribution intérieure, ce qui est rare.
L'aspect fortifié de l'aile d'entrée ne peut
se justifier à la fin du XVe siècle, époque
de paix pour la France, que par la valeur
symbolique attachée aux éléments de défense,
signes de pouvoir et d'autorité réservés aux
seigneurs. |
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D'une
architecture sobre et puissante, le château
de Fougères est aussi l'illustration
parfaite de l'art de bâtir dans la région,
tant par le choix des matériaux que par leur
mise en oeuvre : pour les murs, des moellons
de calcaire, calcaire dur de Beauce, taillés
assez grossièrement et noyés dans le mortier
épais, le tout recouvert d'un enduit coloré.
La pierre de taille est réservée aux
chaînages d'angle et encadrement de portes.
Une pierre plus tendre et blanche, le
tuffeau des bords du Cher, est employée pour
toutes les parties moulurées ou sculptées.
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Le château
apparaît ainsi comme un château du terroir;
il se distingue des grands châteaux voisins
des bords de Loire par l'absence de toute
ostentation malgré les quelques
embellissements apportés à la Renaissance
dans sa cour intérieure. |
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L'art de bâtir |
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Ce château,
d'une remarquable qualité architecturale
mais vide de tout mobilier, appelait un
projet de mise en valeur qui soit en rapport
avec sa spécificité et qui ne détourne pas
le visiteur de l'essentiel, c'est à dire le
monument lui-même.
En 1993, le ministère de la Culture et la
Caisse nationale des monuments historiques
et des sites ont retenu pour Fougères une
orientation sur l'art de bâtir et les
métiers du bâtiment. |
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Le château est
en effet tout désigné pour évoquer les
bâtisseurs d'autrefois, les matériaux, les
outils, les savoir-faire dont il est
l'illustration vivante ainsi que les
techniques actuelles de restauration du
patrimoine architectural. Ce thème se
développe d'année en année au moyen
d'expositions temporaires et d'ateliers de
démonstrations animés par des artisans.
Ainsi ont été présentés les « tailleurs de
pierre et charpentiers », les « métiers de
l'argile » et les « épis de faîtages et
girouettes ». |
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De chacune de ces
expositions thématiques, il est prévu de tirer la matière d'une
exposition permanente installée progressivement dans les différentes
parties du château en s'efforçant d'établir un lien entre les lieux
d'accueil et chacun des métiers présentés. C'est ainsi que la belle
charpente du comble abrite désormais une présentation sur l'art
du charpentiercouvreur comportant des maquettes de charpentes
et des différents modes de couverture (tuiles, ardoises), des
modèles d'assemblages, une collection d'outils, ainsi que des
ornements de toiture en plomb, zinc, cuivre et poterie, notamment
des épis de faîtage et girouettes. |