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Né dans une île de la Loire, près de Nevers,
Maurice Genevoix passe son enfance au
contact de la nature. Ses études sont
brillantes: une voie d'universitaire et
d'enseignant toute tracée. La Grande Guerre
interrompt brusquement ce cours. Genevoix
est au front; bientôt grièvement blessé le
25 avril 1915 aux Eparges (Meuse) il passera
toute la fin du conflit à l'arrière,
réformé. Il retourne à la vie, à la Loire,
au pays et s'installe "aux Vernelles" à
St-Denis-de-L'Hôtel (Loiret) en 1928. |
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L'impression d'être un survivant plutôt qu'un vivant
l'obsède... il retourne finalement à la vie, à la Loire, au pays ou il écrit les cinq
volumes de "Ceux de 14" (1916-1923) . Parallèlement, Maurice Genevoix écrit ses premiers
romans, dont le fameux Raboliot (1925) qui obtient le prix Goncourt. C'est un roman très bien construit
qui se déroule en Sologne, région que l'auteur connaît parfaitement, jusque dans le
langage de ses habitants. Le roman raconte l'histoire d'un braconnier en butte à un
petit monde de privilégiés qui, au nom de la loi, traquent en lui un homme libre. |
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Rémi des Rauches
(1922), La Boîte à pêche (1926), Le Jardin dans l'île (1936),
La Loire, Agnès et les garçons (1962) sont encore des romans qui prennent pour cadre le Val de Loire. |
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Rroû (1931),
La Dernière Harde (1938)
seront les premières manifestations de la passion que l'écrivain portait aux bêtes, en
attendant la publication de ses fameux Bestiaires
(1969-1971) |
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Les étiquettes d'écrivain régionaliste et animalier, souvent
utilisées à propos de Genevoix, sont réductrices, car l'amoureux de la nature et des
gens du terroir est d'abord un profond humaniste. |
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Secrétaire perpétuel de l'Académie française de 1958 à 1973,
il fut aussi un grand voyageur (Canada en 1945, Afrique noire, Afrique blanche en 1949) |
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