Gien

Château, Chasse, Histoire et nature en Val de Loire

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Situé en lisière de la forêt d'Orléans et de la giboyeuse Sologne, Gien ne pouvait être mieux placée pour accueillir un tel musée...

Dominant la ville et la Loire, à l'emplacement d'une forteresse bâtie sur ordre de Charlemagne (IXe s.), le château de Gien appartient au XIIIe siècle à la Couronne et s'inscrit, dès lors, dans le cours de l'Histoire de France.

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Saint-Louis, roi de France, construit le premier pont en pierre. Jeanne d'Arc y est accueillie avant de se rendre au sacre de Charles VII (1429), Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fait reconstruire le château à partir de 1484, alors qu'elle assume la régence. François 1er y signe l'acte conférant durant l'expédition d'Italie la régence à Louise de Savoie (1523). Henri II y loge ainsi que Catherine de Médicis et Charles IX (guerres de religion) - Fuyant la Fronde, Anne d'Autriche et Louis XIV s'y réfugient.

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Acquis en 1654 par le Chancelier Séguier, le Comté de Gien est supprimé à la Révolution. Propriété du Département depuis 1823, le château abrite la Sous-préfecture, le Tribunal et la Prison. Restauré en 1869, très atteint en juin 1940 puis de nouveau restauré, le château abrite, depuis 1952, le prestigieux Musée International de la Chasse  et conserve les collections dont la teneur s'attache, à travers plus de  3000 objets et oeuvres d'art, à retracer les techniques et coutumes cynégétiques employées depuis le moyen-âge jusqu'à nos jours.

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Salle Claude Hettier de Boislambert Salle François de Grossouvre

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Bien que spécifique, le musée intéresse les chasseurs et non-chasseurs. Les collections permanentes qu'abritent 14 salles  permettent une découverte chronologique et thématique: des techniques cynégétiques:  armes, dessins, gravures... des divers types de chasses et de gibiers:  chasse à tir, vénerie, fauconnerie... et des nombreux objets d'art inspirés par la chasse:  les peintures de François Desportes (1661 - 1743) et de J.B. Oudry (1686 - 1755), les tapisseries, les céramiques, les bronzes animaliers, les pendules et divers accessoires du chasseur.

Le musée, c'est également l'insigne collection de boutons de vénerie (environ 4000), de trompes de chasse, les 500 trophées personnels de M. Hettier de Boislambert et ceux de M. François de Grossouvre.

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École française

Étude de divers oiseaux (97 x 130cm)

Alexandre-François Desportes (1661-1743)

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Depuis sa création, le musée international de la chasse présente au public la plus grande collection d'Alexandre-François Desportes exposées en permanence, grâce au dépôt consenti dès 1952 par la Manufacture nationale de Sèvres. Cette collection est composée principalement d'études provenant de l'atelier de l'artiste.
Élève du peintre flamand Nicasius Bernaerts, auprès duquel il étudie la peinture animalière, Desportes est, de 1695 à 1696, le portraitiste officiel de la cour de Pologne. Son retour en France, où Louis XIV le rappelle, correspond pour lui au choix définitif de la peinture animalière. C'est pourtant avec un autoportrait entouré d'animaux (Autoportrait en chasseur, musée  du Louvre) qu'il est reçu à l'Académie royale de peinture en 1699.

La sculpture animalière des XIXe et XXe siècles

dans les collections du Musée international de la chasse

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Depuis quelques années, un intérêt nouveau se fait jour pour les formes qui, dans le champ de la sculpture, ont longtemps été tenues pour mineures. Certes, la sculpture animalière avait ses maîtres reconnus, au premier rang desquels Antoine-Louis Barye auquel le musée du Louvre a consacré récemment, en 1996, une exposition-dossier, mais nombre d'autres artistes - et singulièrement ceux de notre siècle - sont demeurés dans une relative méconnaissance, car ces sculpteurs entendaient, en général, se distinguer des artistes modernes.

L'attachement qu'ils manifestaient pour la manière académique, leur modestie souvent, ont peu servi leur notoriété malgré le succès que certains, tel Gaston d'Illiers, ont trouvé tout au long de leur carrière auprès des amateurs. D'autres encore, les Artus, les Petersen, les Brigaud, ont traqué la forme pure, la silhouette dépouillée d'oiseaux ou de mammifères sur les traces de François Pompon, le précurseur; mais l'oeuvre écrasante du maître devait précisément les maintenir malgré eux dans son ombre.

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Taureau de F. BRIGAUD (1886-1958)

L'atelier de Florentin Brigaud

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De tous, Florentin Brigaud est le mieux représenté dans les collections du Musée international de la chasse, grâce à la donation que fit sa veuve après la mort de l'artiste en 1958. C'est ainsi qu'une quarantaine de sculptures en bronze, plâtre ou pierre, et quantité de gravures et de dessins ont pu entrer au musée, complétés plus tard par l'acquisition d'une pièce majeure, un exemplaire en pierre de sa Tête de lionne. 

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Le Musée international de la chasse se devait d'inviter le public à venir redécouvrir l'œuvre emplie de sensibilité et d'invention d'un artiste qui a été bien plus qu'un suiveur de Pompon.

Le musée compte, par ailleurs, des oeuvres des grands animaliers du XIXème siècle, Barrye, mais aussi Frémiet, Mène, Delabrière, Moignez, sans oublier le Cerf d'Europe de Pierre-Louis Rouillard qui, depuis qu'il est installé dans la cour du château, en est venu à faire corps avec ce dernier. C'est grâce à un intérêt constant pour les formes les plus diverses de l'art animalier que s'est constituée la collection de sculptures du musée international de la chasse au rythme des dons et des acquisitions nouvelles.

L'entrée de ces oeuvres au Musée international de la chasse, outre l'enrichissement qu'elles constituent pour la collection de sculptures, permet également de rendre plus sensible le goût d'un univers d'amateurs qui était, dans les années cinquante, le milieu même auprès duquel le jeune musée de Gien a trouvé son premier écho.

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La donation FATH en 1999 au Musée International de la Chasse

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Les expositions que le musée A.G. Poulain de Vernon et le musée Despiau-Wlérick de Mont de Marsan ont consacrées à l'oeuvre de Richard Fath, à l'occasion des donations consenties par la famille du sculpteur à ces institutions, nous permettent de mieux connaître aujourd'hui l'oeuvre originale et sensible de cet artiste qui a toujours considéré son propre travail et l'accueil qui lui était réservé avec une très grande modestie. Peu introduit dans le monde de l'art et étranger à toute idée d'avant-garde, il a cependant bénéficié au cours de sa carrière du vif intérêt que lui portait un cercle d'amateurs où se retrouvaient des passionnés de concours hippiques et de chasse, et surtout des membres des sociétés canines d'alors.

Les commandes qu'il a reçues de ces derrières ou de la Fédération des trompes de France, la fidélité des collectionneurs qui aimaient l'exactitude et la justesse de ses portraits de chiens ont permis à Richard Fath de poursuivre son oeuvre à Paris, puis dans l'atelier de Bagneux-sur-Seine qu'il a occupé de 1936 jusqu'à sa mort, en 1952. On doit tout récemment à Catherine Parpoil la publication de son oeuvre et l'étude des relations qui ont uni un artiste à ses commanditaires. Fath n'ignorait pas les directions suivies par l'art de son temps mais n'a jamais voulu renoncer à la conception qu'il se faisait de son métier de sculpteur, dévoué qu'il était à l'enseignement de ses maîtres et à la pure observation de la nature.

Parmi les oeuvres que les enfants de l'artiste ont bien voulu destiner au musée de Gien, il était naturel que ce soit le chien de chasse qui occupe la plus grande place ainsi que les quelques figures empruntées à la mythologie cynégétique (Diane chasseresse , Femme à la biche) qui sont parmi les rares concessions que le sculpteur ait faites à l'esthétique Art Déco.

Ces sculptures, pour la plupart réalisées en terre cuite, proviennent toutes du fonds d'atelier de Richard Fath, conservé et classé après sa mort par son fils, Richard-Camille. Beaucoup de ces oeuvres ont fait l'objet d'une édition du vivant de l'artiste, quoique généralement restreinte, mais les exemplaires qu'il conservait auprès de lui correspondaient toujours à un des tout premiers stades d'élaboration.

-En avril, le Château de Gien vous propose

Atelier d’arts plastiques
Destinée aux enfants (dès 7 ans), cette animation permet d’entreprendre un processus de création autour du thème de Pâques. Ainsi, les enfants pourront laisser parler leur créativité par la décoration d’œufs de Pâques.
N’hésitez pas à réserver pour profiter de cet atelier, du 3 avril au 5 avril 2010.

Jeu de l’Oie
Ce grand jeu de l’oie permet aux enfants de parfaire leurs connaissances dans des domaines divers tels que l’histoire, la nature ou encore les animaux. Faites profiter vos enfants (à partir de 7 ans) de ce jeu ludique et instructif en réservant dès maintenant !
Du 7 avril au 2 mai 2010.
Horaires d'ouverture
  • Le château vous accueille en décembre de 10h à 12h et de 14h à 17h

Renseignements: 02 38 67 69 69 - E-mail: chateau.museedelachasse.de.gien@cg45.fr

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