Une rubrique
épisodique sur Orléans et sa région sous forme d'anecdotes
historiques et insolites
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Les origines de la ville
d'Orléans
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Les origines de la ville
d'Orléans
Il y a environ 2000 ans avant
J.-C. une petite colline bornée
par deux ravins, face à une île de la Loire, attira les premiers
habitants. Cette colline, dont le temple protestant constitue
maintenant le sommet et dont les limites sont marquées par les
dépressions de la rue de la Tour-Neuve et de la rue
Sainte-Catherine, devint le premier campement des premiers
habitants.
Ce campement
devint bientôt au temps des Ligures une véritable bourgade. puis
au début du 6ème siècle avant J.C., les Gaulois et les Celtes
s'y installèrent.
C'est au début du 6ème siècle avant JC que les Gaulois et les
Celtes envahirent la région.
Voici donc
l'origine de notre ville, qui à cette époque s'appelait Genabum(nom qui signifie genou du fait du coude de la Loire).
A cette époque,
les forêts couvraient la plus grande partie du pays, et les
chemins étaient très rudimentaires, sinon inexistants. Donc,
pour se déplacer sans se perdre, quoi de plus naturel que de
suivre les cours d'eau. Beaucoup de gens ont de ce fait suivit la
Loire, ce long fleuve qui prend sa source au sud du Massif Central
et se termine au sud de la Bretagne. C'était évidemment le
passage le plus indiqué pour traverser le pays du sud au nord, ou
vers l'ouest.
Le véritable
carrefour se trouve tout naturellement être Orléans, car c'est
la partie la plus au nord de la boucle et elle se trouve à
égales distances du raz de sein et du lac de Constance, ainsi que
de l'embouchure de l'Adour à celle du Rhin.
La tribu qui
habitait cette région privilégiée, était celle des Carnutes. Génabum
était leur principale cité. Ils y traitaient leurs échanges,
car cet emplacement leur permettait les relations avec le midi,
donc vers la Méditerranée, mais aussi vers l'ouest en direction
de l'océan.
Nous
savons par César, que c'était un oppidum, c'est
à dire une ville fortifiée. Et le même César
nous apprend que Génabum communiquait avec
la rive gauche de la Loire, par un pont voisin de
la ville. Tout laisse à penser qu'il était en
bois et aboutissait à quelques dizaines de
mètres de la porte ouest de la cité. Ses remparts
étaient faits de grosses poutres de bois, auxquelles s'appuyait
à l'extérieur, un fort revêtement de pierres.
Ainsi la ville se
trouvait protégée contre les ennemis, et aussi contre les loups,
forts nombreux à cette époque dans la forêt voisine.
Cette région
était déjà très riche, car à cette époque, l'on pensait
surtout à se nourrir, et pour cela, les Carnutes pouvaient se
fournir du blé par le plateau de Beauce, du seigle et le l'orge
en Sologne. Et dans les bois, du gibier en grand nombre. La Loire et les étangs de Sologne les approvisionnaient
en poissons. Comme ils manquaient de vin, ils opéraient des échanges avec des
marchands romains de passage.
Les romains
utilisant de plus en plus ce chemin, commencèrent à paver les
routes. Et Génabum devint tout naturellement le centre de
ce réseau. Il ne faut pas oublier que sur la Loire, les
transports fluviaux furent très bien organisés par les
romains naviculaires (les nautoniers).
La Loire fit la
fortune d'Orléans. Les marchandises qui étaient transportées
sur la Loire, étaient obligatoirement débarquées chez nous quand
il s'agissait de leur faire gagner le bassin de Seine et
réciproquement. La ville servait d'entrepôt pour les grains et
les autres produits destinés à être transportés dans le midi.
La preuve de l'importance de la ville, est que l'enceinte romaine
qui était sûrement trop étroite, et fort mal en point, fut
remplacée par une enceinte entièrement neuve, et flanquée d'un
grand nombre de tours.
La cité de
Génabum,
brûlée en 52 av. J.-C. par Jules César, fut reconstruite par
l'empereur Aurélien, qui la nomma Aurelianum, origine de
son nom actuel. Aurelianum était donc dès le IIIe siècle,
une cité assez considérable de l'empire romain. Les faubourgs
débordaient en dehors de la ville, du coté de l'ouest, où
prenait naissance un bourg important qui s'appelait Avenum (nom
venant des champs d'avoine qui s'y trouvaient). Même à l'est, de
nombreuses maisons bordaient la grande voie.
Le commerce était prospère, car les Gaulois en gens pratiques et
intelligents s'étaient vite assimilés aux règles équitables du
droit romain.
La vie calme et laborieuse de cette région fut arrêtée par les
invasions d'Attila en 450. Le 14 juin 451 la délivrance
d'Orléans grâce à St Aignan, rendit courage à la population, mais
cette victoire fut sans lendemain. La domination romaine
fléchissait de toutes parts sous la poussée des barbares. Et la
ville baissa un peu sous l'angle commercial et industriel.
Heureusement cela dura peu.
Vers 508,
l'abbaye de Micy, implanté dans la région, apporta beaucoup de
travail aux gens du pays. Les moines dirigèrent le travail de
défrichement de la Sologne, la régularisation du cours d'eau du
Loiret, ainsi que celle des Mauves.
A l'époque mérovingienne, on vivait à Orléans dans une
sécurité presque absolue, avec même un certain confort pour
l'époque. Sous les Capétiens, le commerce fut réglementé, au même titre
que l'administration. L'artère qui faisait vivre Orléans, était
comme au temps des romains : la Loire ! Le corps des nautoniers, avait survécu aux invasions.
A cette époque, il y avait beaucoup d'abus, surtout sur la Loire.
Il y avait la constitution de péages locaux perçus par les
villes, les communautés religieuses et même les particuliers. Pour lutter contre ces abus, les marchants fréquentant la
rivière de Loire surent resserrer vers le XII° siècle les liens
qui les unissaient et, intéressait leurs sorts aux grand
capétiens, tel Philippe Auguste, Saint Louis, Philippe le Bel.
Ceux ci profitèrent de la circonstance pour introduire quelques
fonctionnaires dans ce qui était devenu une véritable compagnie.
En contribuant à l'entretient de la rivière, dont les marchands
avaient la charge.
Au début du XIV°
siècle, la compagnie, dont les dirigeants se réunissaient
régulièrement dans l'une où l'autre ville riveraine, se montait
fort solide et fort active. Ce fut sans doute la plus ancienne
corporation du royaume.
Cette façon de se mette en corporation, prit un essor énorme. En
1181, Philippe Auguste réglementa la situation des bouchers à Orléans.
Et il fut décidé que leur nombre serait de 40 dans la ville par
un édit de Saint Louis.
En 1209 ce fut le tour des tisserands qui obtint le droit de
travailler à des heures déterminées. En 1195 les parfumeurs. En
1271 les merciers. Et entre temps les autres corps de métier
obtinrent des avantages analogues qui facilitaient singulièrement
leurs tâches.
Les ventes étaient assurées par des marchés ouverts
régulièrement. Il y avait le marché aux blés à l'emplacement
actuel du Martroi. Le marché aux bestiaux, le marché aux
poissons. Les boulangers de la ville étaient installés rue des
Talemeniers (rue du Tabour) et vendaient leur pain à la porte
Renard, aussi au marché de la porte Bourgogne, puis devant St
Etienne auprès du pont. Trois fois par semaine les forains
venaient vendre aux mêmes endroits. De temps immémoriaux une foire à la ferraille, était installée
sur le pont.
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Au Moyen Age, Orléans comptait environ 20.000 habitants. L'œuvre des Capétiens fut continuée par les Valois. Tout cela
pour enrichir et augmenter la puissance de la ville. Bientôt il y eut la création du Duché d'Orléans, par un acte
de
Philippe VI, que confirma
Charles VII. Les deux Duchés se
suivirent.
La ville fut mise en état de défense, c'était la grande misère
du royaume. En 1407 Louis d'Orléans fut assassiné par les
soldats du duc de Bourgogne. Et ce fut la longue rivalité qui
allait mettre aux prises les Armagnacs et les Bourguignons.