| - |
|
- |
|
MALESHERBES |
|
- |
|
Le 23 avril 1383, Jean de Montagu reçut le roi au
"Bois-Malesherbes ". Secrétaire de Charles V, qui "le chérit beaucoup", puis de Charles VI qui en fit le grand-maître de son hôtel, il fut le premier des
grands officiers de la Couronne qui se succédèrent à Malesherbes.
Sa fille Jacqueline épousa Jean Malet de Graville, grand-maître
de France, et leur petit-fils Louis Mal et de Graville, amiral de Fran ce en 1486, fut "un de ceux qui eurent le plus de crédit et
d'autorité à la Cour des rois Louis XI, Charles VIII et Louis XIII". Mort en 1516 en son château de Marcoussis, mais enterré aux Cordeliers qu'il avait fon dé à Malesherbes, l'amiral avait amassé une fortune considérable.
Sa fille Anne, poétesse qui adapte Boccace à la demande de la rei ne Claude, apporta Malesherbes à son cousin Pierre de Balzac
d'Entragues, qui l'avait enlevée et épousée sans le consentement de l'amiral.
Quelque peu délaissé par ses successeurs, le domaine fut acqu is en
1718 et remis en état par Guillaume de Lamoignon, cadet de l'une
d es plus illustres familles parlementaires parisiennes, qui couronna sa brilla nte carrière par la
charge de chancelier de France en 1750. |
|
- |
|

|
|
- |
|
Son fils Chrétien-Guillaume fut ce "M. de Malesherbes" qui incarne aux yeux de ses contemporains le type
du "parfait honnête homme". Directeur de la Librairie - et donc de la Censure -, il favorisa les encyclopédistes. Premier président de la Cour des Aides, il se rendit célèbre par ses
"remontrances" et sa résistance aux réformes de Maupeou. Exilé dans
s es terres en 1771, il revint à Versailles en 1774, pour succéder
au vie ux duc de la Vrillière à la Maison du Roi.
Démissionnaire l'année suivante, mais rappelé en 1787, Malesherb es n'hésita pas, à 72 ans, à se proposer pour assurer la défense du roi
devant
la Convention. Arrêté peu après dans ses terres, il mourut guillotiné en 1794, avec sa fille Rosambo et ses petits-enfants Chateaubriand,
frère et belle-sœur de l'écrivain. |
|
- |
|

|
|
- |
|
- |
|
|
| - |
| - |
|
- |
|
Le
château |
|
- |
|
Une longue
allée, tracée à travers le parc boisé, rejoint un carrefour en
étoile, marqué par un obélisque, d'où se détache la chaussée
pavée qui conduit au château... |
|
- |
|

|
|
- |
|
Précédé d'une vaste
cour sablée, isolée de douves sèches, aujourd'hui traitée en parterre à la française, celui-ci présente une façade classique, en moellons enduits,
chaînes d'angle en grès, encadrements et décor en briques. Ce .corps de logis, aux lignes régulières et équilibrées, a été construit entre
1718 et 1772 par Vrigny, architecte du roi, pour créer une enfilade de salons. Il s'adosse en effet à la courtine est de l'ancien château médiéval, conservé par le chancelier.
Des quatre tours rondes qui en marquaient les angles, il en subsiste trois, aux extrémités
des deux corps de bâtiment en équerre qui constituent le château actuel.
La cour des dépendances est bordée de plusieurs bâtiments. Le plus remarquable, celui des
"grands greniers", remonte à la fin du XIVe siècle et témoigne de l'importance des revenus de Jean de
Montagu. Il comprend quatre niveaux planchéiés, supportés par des piliers en bois mouluré, et desservis par un large escalier à vis
logé dans une tourelle latérale. Ajouté à la fin du XVIe siècle, le portail
d'accès aux caves est traité dans un style puissant qui rappelle Fontainebleau.
Un peu plus loin s'élève la maison dite "de Chateaubriand", où furent cachés les neveux de l'écrivain, après la mort de leurs parents sur l'échafaud. C'est un logis simple et plein de charme, dont la lucarne ouvragée porte la date de 1776 et un décor tiré des armes de Mme de Rosambo. |
|
- |
|

|
|
- |
|
Le Château de
Malesherbes est ouvert au public les samedis, dimanches et jours
fériés de 15h00 à 18h00 (sauf jours de réception au château) |
|
Informations au 02 38 34 41 02 |
|
|
|
|
|
Retour |
|
- |