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Olivier MAUPIN

Restaurateur de livres anciens

 
Un peu de technique

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Exposition itinérante
 
Olivier MAUPIN
Portable : 06 62 57 61 73

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DIAPORAMA

La confection des tranchefiles

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Objectif

Les tranchefiles d’un livre du XVII° siècle, ont pour fonction de combler la différence entre la hauteur du bloc livre et celle des cartons. Il s’agit d’une broderie de fil de lin réalisée sur un bâtonnet de papier roulé.

Remarque

La tranchefile est un art fascinant. L’évolution technologique de ses confections permet de les dater précisément. On compte plus de 72 techniques recensées, rien que pour la reliure française. Il me parait par conséquent indispensable de les maîtriser toutes parfaitement ; non seulement dans la reproduction des points de tissage mais dans leur configuration esthétique.

* Après l’observation des tranchefiles d’origine, mon objectif est de les reproduire le plus fidèlement possible. Je prépare un bâtonnet de papier roulé de même section. Le vieillissement artificiel des fils de lin modernes, assure l’esthétisme de ce nouveau tissage.

* Le mode opératoire de la confection de ces tranchefiles s’exécute sur la base d’un point nommé « pékiné » . Deux couleurs de fil sont utilisées. Le croisement du fil de devant avec celui de derrière réalise le tissage

* Un dernier passage de pigments en poudre finalise le vieillissement et la copie de la patine observée sur celles d’origine.

* La copie et l’effet de ces nouvelles tranchefiles sont parfaits. Seul l’œil averti d’un expert est capable d’identifier la reproduction.

Principe opérationnel : De la dextérité et beaucoup de minutie sont demandées pour leur exécution. Sans doute, l’une des opérations les plus délicates de la reliure traditionnelle


        Avant         Après

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Nettoyage de la dorure

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Avant

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Après

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Nettoyage de la dorure d’un dos de reliure du XVIIe

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Avant Après

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Nettoyage et entretien du cuir d'un livre ancien
 

Le cuir reçoit au cours de son vieillissement ; poussière, pollution atmosphérique, projection, dégradation chimique, épidermure de frottements et taches diverses sur sa surface.

 

Le cuir des reliures, comme c’était la mode en cette fin du XVII° siècle, est recouvert d’une multitudes de petits points noir de projection que l’on nomme jaspure. Il s’agissait au départ vers l’an 1660, d’une méthode pour masquer les divers accidents ou irrégularités de la surface de la peau. Cela deviendra par la suite, un concept décoratif marquant précisément cette période historique. Cette méthode est adoptée jusqu’à 1720, elle est remplacée par les fameuses marbrures à l’éponge. 

 

A l’aide d’une brosse à poils rigides et d’un grillage, le liquide coloré est projeté sur la surface du cuir extérieur. La composition de ce liquide est faite de sulfate de fer (Vitriol) et d’un résidu de noir de fumée. Le liquide ferreux sert de mordant pour fixer la suie.

 

Malheureusement, ce combiné chimique souffre de la pollution atmosphérique. Les émanations de dioxyde de souffre, présentes dans les zones urbaines au cours du XIX° siècle, associées au dégagement de fumée des systèmes de chauffage, riches en carbone, vont développées en milieu humide, une composition chimique acide. En effet, lorsque l’humidité relative atteint les 75% (lors d’inondation ou de forte humidité dans les lieux de stockage), le dioxyde de souffre + fer = Trioxyde de souffre se transforme en acide sulfurique.

 

Ce dernier additionné à l’oxygène de l’air, provoque une détérioration chimique sur la surface du cuir. Des petits craquements fissurent la surface de la peau, au point parfois, de provoquer des perforations profondes.

Les principes à retenir 

Bien maîtriser les quantités de produits, ne jamais mouiller le cuir, bien masser l’encollage afin que celui soit régulier sur la surface de la peau, telles sont les principes à retenir dans la procédure suivante.

Ma méthode

A l’aide d’une éponge naturelle, humidifiée et essorée au maximum dans un linge, associée à un savon (BRECKNELL), le cuir est précisément nettoyé en surface. Les poussières superficielles sont récupérées sur l’éponge et un rinçage sec conclu l’opération de nettoyage. Déjà, ce premier travail, flatte la couleur du cuir. Les petites épidermures à chair visible s’estompent et les dorures à la feuille retrouvent leur claquant d’origine.

Pour améliorer la présence des craquelures de surface, ainsi que le manque de résistance mécanique du cuir,  un réencollage de la surface de la peau est exécuté. J’utilise un mélange de colle KLUCEL G (diluée à 25 % dans l’alcool éthylique). Cette onctuosité liquide, est recouverte sur le cuir et massée pour en faire pénétrer un faible pourcentage. Le surplus est éliminer au chiffon et l’ensemble est sécher rapidement sous une soufflerie à 55° C

Je nourri le cuir avec une préparation issue d’une recette de cire dont la constitution m’a été fournie par l’un de mes confrères de l’atelier de restauration du British Muséum de Londres. Je fais fabriquer cette cire par mon pharmacien local.

Sa composition est à base de Vaseline est de cire blanche d’abeille. L’absence de liquide mouillant (à base d’essence de Térébenthine) empêche de foncer la teinte du cuir ancien, comme c’est le cas des cires commercialisées en France à cet effet. Le cuir est enduit, sur sa surface de cette cire hydratante. La peau retrouve légèrement (tout du moins en visuel) sa souplesse. Quelques heures de repos pour la peau, sont nécessaires pour l’incorporation des produits avant de poursuivre les procédures suivantes.

Résultat obtenu

* Le cuir est beaucoup plus lisse en surface.

* Sa couleur et la nature décorative de sa jaspure est plus visible.
* Sa résistance mécanique est améliorée.
  Olivier MAUPIN 
CFRPE (Centre de Formation de Restauration du Patrimoine Ecrit)
3 ter, rue Abbadie
45110 Châteauneuf-sur-Loire
Tél : 06 62 57 61 73  – e.mail : olivier.maupin@wanadoo.fr

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