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Pour faire écho à
l’exposition « Visages et Regards » présentant douze grandes
peintures de Pierre Zanzucchi dans les vitrines du musée des
Beaux-Arts d’Orléans (MBA O’), le cabinet d’arts graphiques du musée
montre l’œuvre sur papier de cet artiste.
En effet, Pierre Zanzucchi réalise des livres d’artiste rares et
précieux, œuvres d’art véritablement singulières. Au jour le jour,
selon le rythme de ses idées et l’imaginaire de l’instant, sans
maquette ni bon à tirer, il joue avec la pointe sèche, la mine de
plomb, les différents matériaux et les couleurs pures et intenses.
L’exposition retrace toutes les techniques que Pierre Zanzucchi a
explorées pour réaliser son désir de « laisser une trace ».
Sérigraphies, lithographies originales, gravures sur plaque de plomb
et empreintes en variantes colorées témoignent de son travail
multiple. Créations reproduites aussi sur ses « livres d’artiste
», livres de poèmes et livres-sculpture que l’artiste appelle «
œuvres sans cadre ».
Ainsi à l’Imprimerie Nationale en 1994, il grave sur plaque de plomb
et dépose la couleur pure dans le creux de l’empreinte pour le livre
de peintre «Le papillon a blanchi d’avoir si peu volé».
L’ouvrage a reçu le 1er grand prix de l’Académie des Beaux-arts de
l’Institut de France.
Avec l’œuvre monumentale «illuminures» qu’il avait installée
dans le grand hall Charles V du Carrousel du Louvre en 2000, le
peintre explore son art toujours plus loin. Son travail évolue en
correspondance avec un lieu qui l’inspire, une matière qui
l’interroge, une lumière qui fait vibrer ses couleurs.
En 2004 Pierre Zanzucchi a créé in situ, en solitaire, les douze
vitraux de la chapelle-bibliothèque d’Olivet. Ce fut pendant
huit mois son atelier. Il conçoit ses vitraux avec trois couleurs,
le vert de la végétation, le bleu des eaux, le jaune du sable de la
Loire. Coupant, taillant le verre soufflé, en une technique
novatrice, il l'applique directement sur le verre industriel et
dessine des chemins de lumière sur le ciel. |
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Le musée des
Beaux-Arts d'Orléans ouvre la saison 2008 de la rétrospective
Olivier Debré avec une exposition consacrée aux Paysages de
Loire.
Né en 1920, disparu en 1999, Olivier Debré venait toujours se
ressourcer sur les bords de la Loire entre ses nombreux voyages à
travers le monde. Ce fleuve sauvage aux eaux changeantes nimbées de
lumière a été la source d'inspiration favorite du grand peintre
français, figure emblématique de l'art abstrait.
Avec le concours d'Expressions Contemporaines et grâce aux prêts des
collections de la famille de l'artiste, de particuliers et de la
galerie Louis Carré et Cie, l'exposition rassemble une cinquantaine
d'œuvres, dessins et peintures.
Du visible au vécu, Isabelle Klinka-Ballesteros, commissaire
d'exposition et conservatrice en chef, propose un double regard sur
l'œuvre d'Olivier Debré. Les dessins, ses premiers travaux sur
papier réalisés en 1945, montrent la tentative de créer un langage
plastique à partir du signe. A partir des années soixante et jusqu'à
la fin des années quatre-vingt-dix, son œuvre peint, à travers une
évocation des paysages de Loire, traduit une démarche originale: la
recherche du contact direct avec la nature pour toucher la réalité
la plus intense |