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sa
couleur et sa saveur en font le roi des épices |
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Un
peu d'histoire
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L'usage du safran
remonte à la plus haute antiquité. Des auteurs, tels qu'Homère,
Pline, Virgile, Quinte-Curce, en font mention. |
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Les Egyptiens,
puis les Hébreux l'employèrent non seulement pour aromatiser
ou colorer les aliments, mais encore dans les fêtes et surtout
dons les cérémonies religieuses. Il en fut de même aux Indes
comme d'ailleurs en Perse. |
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Des toges de
l'Egypte antique aux tuniques du Dalaï Lama, c'est d'un jaune
solaire que le safran teint les plus belles soieries. |
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Selon les auteurs
grecs, on l'utilisait à Tyr pour teindre en jaune les voiles
des jeunes mariées, et il est rapporté qu'à Rome, sous
Héliogabale, la magnifique couleur jaune d'or des tissus teints
ou safran était fort en vogue. Mais ce n'était pas la seule
propriété qu'utilisaient les Romains, ils le brûlaient à la manière
de l'encens dans les cérémonies religieuses et jonchaient de
fleurs de safran le sol des salles de festin et des théâtres.
On l'absorbait aussi en infusion, et il est rapporté que les
Sybarites buvaient du safran avant de sacrifier à Bacchus et à
Vénus. |
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On voit donc
que le safran était connu et apprécié des anciens. Il est
fort probable qu'après avoir eu connaissance des propriétés
de cette plante, les Arabes en introduisirent la culture en
Afrique du Nord, puis en Espagne. |
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C'est le
processus le plus vraisemblable de l'introduction du safran en
Europe. Il est possible aussi que le safran nous ait été, à
l'époque des croisades, rapporté d'Asie Mineure comme tant
d'outres choses. |
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Sur l'époque
et l'origine de son introduction dons le Gâtinais, on n'est pas
non plus fixé avec certitude. Il n'est pas douteux cependant
que cette culture soit bien antérieur à 1698, date où un
édit de Louis XIV reconnaît officiellement cette culture. En
effet, des minutes des baux retrouvées dans l'Orléanais, beaucoup
plus anciennes que cette date, font mention de la culture du safran. |
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L'Or
végétal |
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Un
matin, le soleil fait éclore une multitude de
corolles mauves. L'instant est magique. Presque
aussitôt, dans la douce lumière automnale, les
pétales diaphanes s'épanouissent et libèrent
trois étamines nappées de pollen et trois
longs stigmates rouge sang : la fleur de
safran éclate dans toute sa splendeur. |
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Le
safran se distingue des autres plantes même
dans sa période de végétation. A l'automne,
quand les autres végétaux se préparent à
affronter l'hiver, le safran fleurit. |
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La floraison
peut s'étaler sur six semaines et les fleurs doivent être
cueillies de préférence chaque matin, avant que les insectes
ne s'y introduisent. Lors de la cueillette, la délicatesse est
de rigueur, il ne faut pas froisser les fleurs ni détériorer
les stigmates. Ceux-ci doivent être prélevés très vite afin
d'éviter le tassement des fleurs qui engendrerait une
fermentation prématurée au grand détriment de la qualité du
safran. |
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Du
16ème
au 19ème siècle,
la ville de Boynes (entre
Beauce et Gâtinais)
fut la capitale mondiale du safran. Il existait même une
tradition safranière : les bulbes de ce crocus si particulier
entraient dans les dots de mariage. Il y avait également un
carnaval du safran. |
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C'était
à la foire de Beaune ou à celle de Boynes que
se vendait la meilleure partie des safrans du
Gâtinais que les étrangers venaient acheter
eux-mêmes. "Le territoire de Beaune abonde en
safran et les habitants des environs en font un
grand trafic"
(Chroniqueur 1780). Jusqu'au
17ème siècle, les Allemands et les Hollandais
venaient acheter leur safran à Boynes, vers la
fête de la Toussaint, puis la vente se fit par
commissionnaires demeurant à Pithiviers et le
marché du safran cessa de se tenir à Boynes. |
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Le
déclin du safran s'amorce à la fin du siècle dernier avec les
hivers rigoureux de 1880 et 1881 qui font disparaître une
grande quantité de bulbes, car le safran ne résiste pas à des
températures de moins 13°. Puis l'exode rural, le coût de la
main-d'oeuvre, le développement des colorants de synthèse et
la demande qui diminue donnent le coup de grâce à la culture
du safran. Le dernier champ disparaît en 1930. |
| Le
renouveau |
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En
1987, une association "Les safraniers du Gâtinais"
est créée par un groupe d'agriculteurs et l'année suivante,
ils font venir 50 000 bulbes en provenance du Cachemire. Avec ce
produit de luxe, l'association veut retrouver non seulement une
valeur du patrimoine régional mais aussi développer un projet
alliant recherche agronomique, tourisme vert, mécanisation de
la récolte et débouchés de vente. |
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Bien
sûr, le projet est ambitieux et le challenge difficile à
relever, mais c'est un bel exemple de diversification et de
sauvegarde de la tradition ancestrale. |
| Le
musée du safran |
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Depuis
septembre 1988, Boynes possède un musée du safran qui mérite
incontestablement le détour. Dans une ancienne maison de
marchands de vin, plusieurs salles ont été aménagés qui
présentent un survol historique et anecdotique de la commune,
mais surtout une histoire des mutations agricoles de ce pays. |
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La
culture du safran et de la vigne sert de fil d'ariane à ce
voyage dans le temps, qui trouve son terme dans l'évocation des
questions posées à l'agriculture d'aujourd'hui... |
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Un
musée pas tout à fait comme les autres. Un musée qui joue sur
une diversité des présentations et sur une qualité de la
communication qui ne gomment pas une volonté pédagogique à
même de séduire tous les publics. |
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Ouverture
du musée : les samedis et dimanches de
14h30 à 18h, du 1er
avril au 1er
novembre et tous les jours sur rendez-vous. |
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Tarifs |
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Individuel :
3,50 Euros
- Étudiant : 2,50
Euros
- Enfant : 2,00
Euros
Groupe plus de 10 personnes : 3,00
Euros
par personne - Groupe étudiants : 2,50
Euros
par personne - Groupe collège : 2,00
Euros
par personne.
Durée de la visite guidée et commentée : 1h30
Nous écrire :
musee.du.safran@wanadoo.fr |
Autres sites internet :
www.safrandestemplier.fr -
www.safrandugatinais.fr |
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Accueil
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