Les machines de guerre au château de Saint-Brisson

 

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Démonstrations
Tous les jeudis d'avril à 16h00
En juillet et août, les dimanche, mardi et jeudi à 16h00
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Tarif
  • Adultes 3.00 Euros
  • Enfants de 6 à 16 ans 2.00 Euros
  • Groupe enfants 1.70 Euros
  • Groupes adultes 2.60 Euros
Contact : chateau.stbrisson@wanadoo.fr
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Une animation originale, unique dans la région! Elle existait déjà dans le sud-ouest... Un charpentier du Lot et Garonne, Renaud Beffeyte, passionné par le Moyen Age et la Poliorcétique (art d'assiéger les villes) reconstruit des machines de guerre médiévales dont certaines fonctionnent, notamment à Calmont d'Olt.

Et pourquoi pas à St-Brisson... plusieurs machines sont achetées et livrées par le constructeurs en mai 1991. Il fait froid ce matin-là au pied du château . Un vent terrible s'engouffre dans les douves. Mais les machines sont là et l'enthousiasme réchauffe le coeur des bénévoles qui les feront fonctionner.

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La cerbatane : A Saint-Brisson, une cerbatane, de l'italien "Cerbottane" représente et illustre l'artillerie à poudre. Les cerbatanes jouent un rôle très important dans l'artillerie de campagne.

En fer forgé assemblé en douelles et de forme allongée, la nôtre est munie d'une queue en fer pour faciliter le pointage.

De calibre moyen, elle tire des boulets en pierre et plus tard des boulets en fer qui éventuellement seront chauffés dans des fours spéciaux (d'où l'expression "tirer à boulets rouges"). Cette méthode servait à mettre le feu dans les châteaux.

Lors des tirs à Saint-Brisson, l'explosion produite est si forte qu'il faut se protéger les oreilles et souvent dans l'assistance les sursauts sont nombreux.

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Le mangonneau : Cette puissante machine de jet peut envoyer des boulets de 13 kg à 120 m. Utilisé surtout contre les fortifications pendant les croisades aux XIIe et XIIIe siècles, il fonctionne grâce à un contrepoids de 500 kg solidaire de la flèche.

Cette huche est remplie suivant les besoins, de terre, de pierrailles ou de lingots de plomb. La poche est couchée dans un auget, sorte de glissière en bois graissée de suif ce qui lui permettra de partir bien droit dans l'axe de la flèche. Cadence de tirs : 5 à 6 boulets à l'heure. Efficace, mais irrégulier, le Mangonneau va peu à peu être détrôné par le Trébuchet, sa variante, dont le contrepoids suspendu à la flèche est articulé.

 

Le Couillard : Il constitue le type ultime des machines de jet médiévales à contrepoids. Plus petit que ses devanciers directs (Mangonneau et Trébuchet) il est fixé sur un élément porteur unique et les deux huches de bois faisant contrepoids sont suspendues de part et d'autre de la partie inférieure de la flèche, d'où sa terminologie imagée et suggestive sans équivoque.

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Le poids total de ses huches est de 1 tonne, ce qui permet d'expédier des boulets de 20 kg à 200 mètres en tir tendu.

Mais ici le Couillard est réglé pour un tir parabolique à 1 50 m. Cadence de tirs : 3 à 4 boulets à l'heure. Le trajet du boulet impressionne par sa hauteur et aussi par le fait qu'il passe à proximité de la cheminée de la tour Est.

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La Pierrière : Reconstituée à l'aide de miniatures du manuscrit médiéval des "Scylitzes" du XIIe siècle, la Pierrière est plus légère, plus rudimentaire mais aussi plus rapide. Sa force de propulsion est assurée par 4 tireurs au moyen de cordes et elle repose également sur l'élasticité de la flèche formée de jeunes arbres fraîchement coupés.

Un cinquième tireur, au pied de la machine, a la charge de maintenir la poche en cuir contenant la pierre et de lui donner la direction. Plus les servants sont robustes, plus le projectile va loin : 5 à 1 0 kg à plus de 50 mètres. Là, pas besoin de tailler des boulets, de simples pierres font l'affaire.

Si avec le Mangonneau ou le Couillard, la cadence de tir était de 3 à 6 boulets par heure, avec cette machine à traction humaine, il était possible d'envoyer 3 à 4 pierres à la minute.

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