Coeur de France Le Château Le Parc Histoire régionale

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VILLEPRÉVOST
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dans l'histoire régionale
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Les "désordres" de la révolution ont favorisé de nombreuses exactions. C'est ainsi que dans la nuit du 15 au 16 Nivose An VI de la République (3 au 4 janvier 1798) une vingtaine de brigands appartenant à la bande qui, depuis quelques années, ravageaient la région de la Beauce, du Gâtinais et du Hurepoix (et qui, plus tard, seront connus sous le nom de « Chauffeurs d'Orgères ») attaquent la ferme de Milhouard, sur la commune de Poupry. Le fermier, Nicolas Fousset, soumis au supplice de la chauffe, est mortellement blessé. Le Juge de Paix du canton d'Orgères, est appelé à constater le crime.

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Or, ce Juge de Paix n'est autre qu'Amand-François Fougeron, propriétaire de Villeprévost, qui, à sa libération des geôles révolutionnaires était venu se réfugier dans ses terres et, plus tard, le 19 Frimaire An IV (10 décembre 1795). avait été nommé Juge de Paix d'Orgères.

Quelques jours après l'attaque de Milhouard, le 10 Pluviôse (30 janvier), le Maréchal des Logis Vasseur, de la gendarmerie de Janville arrête « deux particuliers, un mâle et une femelle » et les amène à Villeprévost devant le Juge de Paix. Il s'agit de Germain Bouscant dit « Le Borgne de Jouy » et de la femme Bire.

Sans difficulté, le Borgne de Jouy livre les noms et les signalements de plus d'une centaine de ses compagnons. « Leur interrogatoire et les recherches ont fait découvrir une série immense de crimes et de coupables à l'aide du fil qui est entre les mains du Juge de Paix d'Orgères. »

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C'est ainsi que du 30 janvier au 2 mai 1798, plus de 300 brigands furent enfermés dans les caves de Villeprévost et interrogés dans le salon. L'interrogatoire de leur chef « Beau François » s'y déroula la 10 février 1798. Un détachement de Gendarmerie et deux pelotons du 2e Régiment de Hussards assuraient la garde de Villeprévost et l'escorte des prisonniers. A ce sujet, il est intéressant de signaler qu'Amand-Français Fougeron avait « été obligé de faire des dépenses de pain, vin, viande, etc., pour la nourriture des gendarmes ».

Plus près de nous, c'est pendant l'hiver 1870-1871 que Villeprévost joue encore un certain rôle, lors de la bataille de Loigny le 2 décembre. Situé en plein milieu de la ligne de bataille du 1er, corps d'armée bavarois, commandé par le Général Von der Tann, Villeprévost fût pillé. Il ne dut, qu'à son affectation comme hôpital de campagne, de n'être ni détruit, ni incendié. On opérait sur la table de salle à manger transportée dans l'antichambre du 1er étage pour la circonstance.

VILLEPRÉVOST

  Monument historique privé, habité - Parc

28140 Tillay-le-Peneux  Tél. 02 37 99 45 17
Les visites ont lieu de Pâques à fin octobre, le samedi de 14h à 18h30 - le dimanche et jours fériés de 14h à 18h30, en semaine  sur rendez-vous pour groupes
TARIF. Adulte 2 € - Enfant de 7 à 15 ans 3,10 € - Groupe 3,10 € - Groupe scolaire 2,30 €