Le
charme d'un village chargé d'histoire, classé parmi les plus
beaux villages de France
Avec
un patrimoine historique et architectural qui attire chaque
année un grand nombre de visiteurs, et le charme que chacun lui
reconnaît, Yèvre-le-Châtel,
depuis le 30 novembre 2002, fait partie du club très fermé des
plus beaux villages de France.
A 90
Km de Paris et 45 Km d'Orléans,
Yèvre-le Châtel, avec ses remparts, son château aux quatre grosses tours
saillantes, sa poterne qui donne accès à la basse-cour, et les églises Saint-Gault et
Saint-Lubin, constitue l'un des sites les plus remarquables de la région. Ce petit
village, aux belles maisons construites avec le calcaire du pays, est, dès le début de
la saison estivale, un lieu de promenade très prisé.
Comment résister à l'attrait de
ses petites rues ombragées et toujours très fleuries? Elles vous conduisent près de
l'ancien puits, sur la place du bourg, ou au pont de Souville qui enjambe la Rimarde.
Le charme de
Yèvre-le-Châtel
tient à sa
simplicité et à son authenticité. C'est ce charme que nous souhaitons préserver et que
nous vous convions à venir goûter.
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Situé sur un
éperon, à la limite des anciens évêchés d'Orléans et de
Sens, dont l'Essonne et la Rimarde marquaient la frontière,
Yèvre-le-Châtel fut très tôt fortifié.
Dès le Xème
siècle, Yèvre est une des possessions de l'Abbaye de
Saint-Benoît-sur-Loire. On sait qu'à plusieurs reprises les
moines de Fleury se plaignirent au Roi, Hugues Capet, des
exactions du baron Arnoul de Yèvre. C'est sans doute pour faire
oublier les excès de son mari que son épouse, Lucinde, fonda
dans l'enceinte du château une abbaye sous l'invocation de
Saint-Gault, un des Saints de Bretagne dont les reliques avaient
été apportées dans la région par des moines fuyant
l'invasion des Normands. La chapelle de cette abbaye est
aujourd'hui l'église paroissiale de Yèvre-le-Châtel.
Après le décès
du baron Arnoul, le Roi interviendra plusieurs fois pour
soumettre ses successeurs et démanteler leurs châteaux qui ne
devaient être que des fortins de bois, construits sur une
"motte". Le rattachement
du château à la couronne de France se situe vraisemblablement
vers 1112, lorsque Louis VI le Gros contraint le vicomte
Foulques à lui céder Yèvre-le-Châtel dont il fit une
puissante châtellenie.
Vers 1200, sur
ordre de Philippe Auguste, le château fut reconstruit selon les
derniers perfectionnements de l'architecture militaire rapportés
des croisades. C'est semble-t-il à Gilon du Tournel que l'on
doit cette ultime reconstruction.
Pendant la
guerre de cent ans, Yèvre resta, avec Montargis, la seule place
forte au nord de la Loire à ne pas tomber entre les mains des
anglais ou des Bourguignons.
A la fin du XVème
siècle, du fait de l'extension du domaine royal et des progrès
de l'artillerie qui rendirent ses défenses obsolètes, Yèvre-le-Châtel
perdit de son importance et son rôle de place forte. Un
inventaire indique déjà, en 1610, que le château est en
ruine.
En 1637, la maréchaussée
sera transférée à Pithiviers, mais la justice royale
continuera de siéger à Yèvre jusqu'à la Révolution.
l'Association
Les Plus Beaux Villages de France, marque
déposée,rassemble sur l'ensemble du territoire
national 144 villages partageant une dimension rurale et un
patrimoine naturel ou bâti d'un intérêt exceptionnel.
L'association,
après une expertise approfondie, décerne ou non le titre au
village candidat. Celui-ci doit impérativement compter moins de
2000 habitants et posséder au moins deux sites protégés au
sens des Monuments Historiques. En outre, il s'engage à mettre
en oeuvre une politique de mise en valeur et d'animation de son
patrimoine. L'attribution de la marque est officialisée par la
signature d'une charte de qualité qui suppose la poursuite des
efforts.
Ainsi, le
village de Yèvre-le-Chatel
envisage-t-il d'enfouir son château d'eau et de créer pour
2004 un parking de proximité.